Plan en 10 étapes pour une santé mammaire optimale

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Plan en 10 étapes pour une santé mammaire optimale | Herbavita

Une santé mammaire optimale chez les vaches laitières est essentielle pour garantir une production laitière élevée, le bien-être animal et la sécurité alimentaire.

Voici les points clés :

1. Une bonne technique de traite réduit le risque de nouvelles infections mammaires

Une préparation soignée avant la traite est essentielle pour un bon déroulement de la traite. Le pis et les trayons doivent être nettoyés à sec à l’aide d’un linge propre, un par vache, afin d’éviter la propagation d’agents pathogènes. En cas de pis très sales, l’utilisation d’eau est possible, mais il est indispensable de veiller à ce que les trayons soient complètement secs avant d’accrocher le faisceau trayeur.

Une bonne hygiène de traite est tout aussi importante : il est conseillé de porter des gants de traite et de les désinfecter régulièrement.

Le trempage avant la traite et le jets de lait permettent d’éliminer un lait riche en germes, de détecter précocement des changements du lait et de stimuler la production d’ocytocine. Le faisceau trayeur doit être attaché 60 secondes après le début de la préparation, conformément à ‘la règle des 60 secondes’.

Après le retrait du faisceau, les trayons doivent être immédiatement trempés ou désinfectés par pulvérisation afin de détruire les germes et d’éviter de nouvelles infections.

2. Assurer une maintenance préventive du matériel de traite

Een slecht afgestelde melkmachine kan ernstige gevolgen hebben, waaronder uierbeschadiging, een verhoogd risico op mastitis en verminderde melkproductie.

Un matériel de traite mal réglé peut avoir de graves conséquences telles que des lésions mammaires, un risque accru de mammite et une baisse de la production laitière. Cela souligne l’importance d’un fonctionnement optimal de l’installation. Une maintenance préventive annuelle par un technicien agréé est recommandée.

Lors de cette maintenance, des éléments importants tels que les manchons trayeurs, les pompes à vide ou les griffes sont vérifiés en profondeur. Le cas échéant, des pièces sont remplacées ou ajustées pour garantir un fonctionnement sûr et efficace.

3. Améliorer le confort et l’hygiène du bâtiment

Le risque de mammite peut être considérablement réduit en améliorant à la fois le confort et l’hygiène dans le bâtiment. Un environnement bien conçu favorise la santé générale des vaches et réduit le risque d’infections.

Des aires de couchage propres, sèches et confortables sont essentielles car elles limitent l’exposition du pis aux bactéries. L’utilisation de litières propres en quantité suffisante, telles que la sciure ou la paille, joue un rôle central dans le maintien du confort et de l’hygiène.

Une bonne ventilation est également indispensable pour assurer une bonne qualité de l’air. Un bâtiment bien ventilé réduit l’humidité, limite l’accumulation de gaz nocifs et soutient la santé générale des animaux.

Enfin, les vaches doivent disposer de suffisamment d’espace pour se déplacer librement. Un agencement optimal du bâtiment, avec des couloirs larges et des logettes en nombre suffisant, favorise le bien-être, limite la concurrence pour l’espace et l’alimentation, et réduit le stress. La réduction du stress est un facteur clé, car le stress affaiblit le système immunitaire et rend les vaches plus vulnérables aux infections comme la mammite.

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4. Traiter avec soin les mammites cliniques et subcliniques

Il est important de traiter les mammites cliniques et subcliniques de manière appropriée. La motivation est souvent moindre pour traiter les formes subcliniques, notamment lorsque le comptage cellulaire reste inférieur au seuil légal européen de 400 000 cellules/mL. Comme elles ne présentent pas de signes visibles, elles sont souvent perçues comme moins urgentes.

Pourtant, les deux formes ont un impact négatif significatif sur la production et la qualité du lait. De plus, une mammite subclinique non traitée peut devenir chronique et augmenter le risque de propagation dans le troupeau.

5. Optimiser la gestion de la période sèche

L’objectif de la gestion de la période sèche est d’améliorer la santé, le bien-être et la productivité des vaches laitières. Idéalement, une vache est tarie environ 6 à 8 semaines (42 à 60 jours) avant le vêlage prévu. Durant cette période, il est recommandé de maintenir un score corporel (BCS) entre 3,0 et 3,5.

L’alimentation joue un rôle central : elle doit être adaptée aux besoins spécifiques des vaches taries.
Les objectifs principaux sont : optimiser le bilan énergétique, préparer la fonction ruminale en vue de l’augmentation de l’ingestion en lactation, optimiser l’équilibre minéral et renforcer l’immunité.

Le logement des vaches taries influence fortement leur santé, leur comportement et leur productivité

Des contrôles sanitaires réguliers permettent de détecter précocement des problèmes tels que la mammite ou la perte d’état corporel.

6. Réformer à temps les vaches chroniquement infectées

Aucun éleveur n’apprécie de devoir réformer des animaux, mais il est crucial de retirer du troupeau les vaches chroniquement infectées pour protéger la santé globale du troupeau. Une intervention rapide limite la diffusion des maladies, maintient la production laitière et préserve la qualité du lait. Cela contribue également au bien-être des animaux sains, moins exposés au risque d’infection.

7. Accorder une attention particulière aux génisses

Un logement de qualité est essentiel au bien-être des génisses. Un espace suffisant permet de réduire le stress et de soutenir leur développement physique et comportemental. Un bâtiment propre et bien ventilé réduit le risque de maladies et favorise une bonne santé respiratoire.

L’alimentation est également un facteur clé. Elle doit être ajustée en fonction de l’âge, de la croissance et du stade de développement. Un régime équilibré riche en nutriments essentiels favorise une croissance optimale, une bonne immunité et une meilleure résistance aux maladies.

8. Tendre vers un système en circuit fermé

L’achat de vaches extérieures comporte des risques importants, notamment l’introduction d’agents pathogènes pouvant affecter la santé du troupeau et, en particulier, la santé mammaire.

Une quarantaine des nouveaux animaux avant leur intégration limite considérablement le risque de propagation des maladies.

9. Améliorer la santé mammaire par la génétique

La génétique liée à la santé mammaire reçoit une attention croissante. Bien que son héritabilité soit relativement faible, des améliorations significatives peuvent être obtenues grâce à une sélection rigoureuse des taureaux présentant de bons caractères de santé mammaire.

En pratique, de plus en plus d’éleveurs privilégient ces taureaux pour renforcer la qualité du troupeau.

10. Surveiller la santé mammaire chaque mois

Le suivi régulier de la santé mammaire est indispensable pour maintenir un troupeau sain et assurer une production laitière optimale.

La mesure du comptage cellulaire offre un aperçu continu de la situation individuelle de chaque vache.
La méthode la plus rapide pour détecter des mammites subcliniques consiste à souscrire à un programme d’enregistrement laitier. Une alternative consiste à prélever un échantillon composite des quatre quartiers toutes les 4 à 6 semaines et à l’envoyer pour analyse.